Les niches fiscales de nouveau dans le viseur

Voilà une nouvelle qui devrait interpeller tous les particuliers s’intéressant de près ou de loin aux investissements immobiliers défiscalisants. Alors que le gouvernement a été contraint de revoir ses prévisions économiques à la baisse, il devient de plus en plus évident que de nouvelles recettes fiscales devront être trouvées, pour un montant de six milliards d’euros. Problème (ou pas), Bercy peut difficilement continuer à augmenter les impôts existants ou en créer de nouveaux, comme le lui a indiqué la Cour des comptes. Une réalité que la majorité socialiste semble accepter mais qui est porteuse de mauvais présages pour les niches fiscales.

En effet, après plusieurs rabots successifs, le plafonnement des niches fiscales est désormais fixé à 10.000 euros, ce qui est trop peu au goût de certains. D’ailleurs, le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone a lui-même reconnu qu’un nouveau coup de rabot n’est pas la solution. Du coup, c’est la suppression pure et simple de plusieurs niches fiscales qui est évoquée.

Bien sûr, toutes les niches fiscales ne devraient y passer : difficile d’imaginer le gouvernement prendre le risque politique de supprimer l’abattement forfaitaire de 10% sur les pensions par exemple. En revanche, difficile de présager le sort réservé aux niches fiscales immobilières. Si le Duflot devrait être épargné, vu qu’il vient d’être mis en place, l’action du gouvernement pourrait bien changer la donne dès 2014 et réduire encore le champ des investissements immobiliers ouvrant droit à une réduction d’impôt ou un avantage fiscal. Affaire à suivre…