Le dispositif Duflot n’a pas à rougir de la comparaison avec le Scellier

Longtemps attendu, le dispositif d’incitation fiscale à l’investissement dans l’immobilier locatif Duflot est forcément comparé à son prédécesseur le Scellier, dont il reprend les caractéristiques essentielles : le principe d’un avantage fiscal sous forme de réduction d’impôt étalée sur neuf ans (18% en Duflot, contre 13% en Scellier 2012), un plafonnement des loyers au mètre carré et une concentration sur le logement neuf.

Pourtant, et malgré le montant supérieur de la réduction d’impôt, de nombreuses critiques se sont abattues sur le Duflot, en raison de contraintes jugées trop sévères sur les conditions de ressources des locataires notamment. Mais pour autant, il est tout à fait possible d’investir en Duflot et d’obtenir une rentabilité au moins égale à celle du Scellier, si ce n’est plus.

D’une part, l’idée d’un profil plus social des locataires n’est pas nécessairement fondée, dans la mesure où les plafonds de ressources ne sont pas suffisamment bas pour exclure les classes moyennes : pour un couple sans enfants en zone B2, le revenu annuel du foyer fiscal ne doit pas dépasser 54.554 par exemple, soit les revenus de deux salariés gagnant plus de 2.200 euros par mois chacun. A titre de comparaison, le salaire médian en France se situe à près de 1.700 euros nets par mois.

D’autre part, c’est la qualité de l’investissement immobilier qui sera gage de rentabilité, et non le pourcentage de l’avantage fiscal ou les plafonds quelconques. Un investissement à bon prix, permettant de réaliser une plus-value à la revente, dans une zone où la demande locative est forte, afin d’assurer le remplissage du logement, offrira toujours de meilleures perspectives qu’un achat mal préparé.

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