FIP / FCPI : quel avenir en 2013 ?

Le dispositif des fonds d’investissement de proximité (FIP) arrivent à échéance le 31 décembre 2012. Dans l’attente d’une éventuelle mesure de reconduction, inscrite au projet de loi de finances 2013, l'Association française de gestion financière (AFG) a émis des propositions pour prolonger ce dispositif ainsi que celui des FCPI (Fonds commun de placement dans l'innovation), dont la fin a également été programmée au 31 décembre prochain. Ces propositions visent à soutenir le financement de PME (petites et moyennes entreprises).

  • Augmenter la réduction d’impôt sur le revenu

L’AFG suggère ainsi d’accroître la réduction d’impôt sur le revenu en portant son taux de 18% à 30% afin de séduire davantage de particuliers. L’association rappelle notamment que cette incitation fiscale a déjà été raboté à plusieurs reprises : de 25% à 22% entre 2010 et 2011, de 22% à 18% entre 2011 et 2012. « L'argent levé par le capital-risque a diminué considérablement ces cinq dernières années du fait de l'évolution récente de la fiscalité, le menaçant d'asphyxie à très court terme », déplore-t-elle.

  • Accroître le quota d’investissement

Pour répondre aux besoins de financement à moyen et long terme des PME, la revalorisation de la réduction d’impôt serait combinée à une hausse du quota d'investissement des fonds dans les PME de 60 à 70% et d’un allongement de la durée de blocage fiscal de 5 à 7 ou 8 ans.

Rappelons que les FIP constituent un type de Fonds commun de placement à risque, à l’instar des FCPI. Mais tandis que les FCPI contribuent au financement des entreprises innovantes des moins de 2000 salariés, les FIP ont pour obligation d'effectuer au moins 60% de leur investissement dans des PME opérant dans des secteurs traditionnels et implantées régionalement. Principalement destinées aux particuliers, les parts de FIP sont également accessibles aux investisseurs institutionnels, publics ou privés, sous certaines conditions.